Beauté

'Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.'

(Charles Baudelaire)

mardi 11 mai 2010

Between Madness and Goodness




Mi-avril 2010:



Un nuage gris, épais, immense flotte dans le ciel et va son petit chemin en traversant l'espace aérien de l'Europe. Les avions ne volent plus. Les touristes sont bloqués au sol. Moi, j'admire l'azur pur du ciel; un azur depuis longtemps oublié. Et je me pose des questions. Et mon cerveau se met à travailler. Et je tire des conclusions. Qui pollue le plus ? Les crachats des réacteurs des grands oiseaux d'acier ? Les surplus de milliers de hauts-fourneaux ? Les toussotements de millions de véhicules s'acheminant vers les villes ? Au blasphème! Veux-tu enlever le pain des mains des travailleurs ? Certes, que ferions - nous de tous ceux-là qui autrefois travaillaient dans de petites sociétés ? Qu'arriverait-il au portefeuille des actionnaires de multinationales ? Puis, il n'y a plus assez de champs à moissonner.
Vive les temps  modernes et leurs industrialisations passées aux mains de quelques mafieux. 
Bien sûr qu'on est coincé dans le système social payant ceux qui ne travaillent pas. Bien sûr qu'il serait grave de retirer les droits durement acquis. Bien sûr, je sais tout cela. Pourtant, déjà la Grèce entame sa marche à reculons. On ampute des salaires après de sanglants affrontements. Inévitable et inévitable resserrement des ceintures si l'on veut se donner la chance de survivre. 
Des modes de vie à revoir....Je pensais me rendre au Danemark, j'irai à Knokke-le-Zout même si mon ciel sera redevenu gris et lourd et épais. Lourd de nos fautes, gris de nos morosités, épais de nos péchés.

samedi 8 mai 2010

L'amour est aveugle


( .....et rend triste apparemment ! C'est pourtant pas si cher un sourire. A moins qu'ils n'évaluent le ridicule dont ils font preuve. Suis une vraie commère !)
L'émission à la con que beaucoup regardent malgré tout (y compris moi faute de mieux et de masochisme) me fait râler depuis hier soir. Je cherche désespérément le titre d'une chanson et son interprète. A signaler : c'est une femme, l'interprète.
Ceci étant dit et n'espérant pas de solution, ce n'est le but de ce billet. Non, en cherchant, j'ai trouvé qui était le blond statique qui présente avec un sérieux ridicule: Arnaud Lemaire. Fastoche me direz-vous; c'est écrit à gauche de l'écran quand on le voit. Pas cruche à ce point ! Non j'ai découvert d'où il sort. Ce n'est autre que le compagnon de la très jeune Claire Chazal. The 'mannequin' pour les 'Cougar'. Cougar: j'aime ce mot, j'adore sa sonorité. Un magnifique félin à qui on a associé quelques vieilles peaux friquées en mâaaaale d'amour.
Pour plus d'info et pour la véracité de mes propos: Cliquez ici


Si on a voulu le décrisper, physiquement c'est un fiasco! Tout son corps tire de partout. Si jeune et déjà lifté par le stress. Clair que quand on a une compagne de ce gabarit, on peut le comprendre.



Bon ! Résultat de cet article: j'sais toujours pas qui chantait cette foutue chanson !

vendredi 7 mai 2010

CDA

Entendu aujourd'hui sur FR2: l'artiste (moi je ne la connais pas mais si elle passe là c'est qu'elle doit avoir au moins un quelconque talent:

'Je suis nostalgique du passé', dixit Cécile Hercule.

Un court moment je me suis interrogée: parmi tous ceux que je connais, y en aurait-il un qui serait nostalgique du futur ?

Mercredi durant 'les grosses têtes', sur notre chaîne nationale RTL( on peut faire de la pub sur un blog?), les invités, un en particulier, en ont raconté quelques bonnes pêchées auprès de notre Johnny (plus tout à fait nôtre, plutôt un petit suisse):

'Le couple, c'est quand même mieux à deux.' Aurait-il inspiré le titre du film 'L'amour c'est mieux à deux' ?

'En matière de musique, j'ai des goûts très ecclésiastiques.' 


Ah les perles, c'est tellement beau.

Elle joue


Dans la cour des grands, elle joue à faire semblant;
Semblant d'être à deux, avec l'air amoureux.
Dans la cour des grands ses mots sont minuscules.
Amas de micro particules d'amour
Virevoltant dans l'espace clos de son appartement.
Y en a partout, y en a beaucoup,
Peut-être trop ou bien trop peu.
Elle marche, elle parle,
Elle écrit, elle gesticule.
A l'encre, au sang,
A la sueur de vos corps,
Elle écrit une histoire irréelle.
Il y a tes sourires, les draps froids,
Au pied du lit, tes habits soigneusement repliés,
Les siens éparpillés.
Le lit défait
Comme un miroir étale
Des instants de nuit pâle.
Dans la cour des grands, elle joue à t'aimer,
Pour la vie, jusqu'à la mort,
Pour un moment ou à en jouir,
Dans la cour des grands, vos vies s'articulent
Tels pantins de cire.
Dans la cour des grands, demain elle sera seule,
A pleurer l'illusion d'avoir vécu en toi
Le temps d'un écrit mal versé.

J'aime le samedi



J'aime pas le lundi, ni le mardi, même pas le mercredi. Je ne veux pas entendre parler du jeudi et épargnez-moi le vendredi. Ne mentionner jamais le dimanche. Moi, je n'aime que le samedi. Parce que samedi, Sam me dit: c'est mon jour, ça te dit ? Le jour que Sam dit, ça, ça me dit !
Samedi, Sam dit: tu es belle. Alors samedi je mets ma robe de fête. Sam dit: on va danser. Alors samedi, je chausse mes escarpins de verre.
Samedi, je vis avec Sam et ça me dit tous les samedis.